dima
  • Charcoal

    solo chorégraphique dès 2 ans

    Avec Charcoal, Caroline Grosjean crée pour la première fois un endroit de rencontre avec les tout-petits en imaginant un dispositif brut et sensoriel, propice à l'abstraction. Au plus proche des spectateurs, la matière sculpte le corps et lentement le métamorphose. «J'entretiens une relation forte a la nature, au paysage et a l'espace. Actuellement, deux images me parlent particulièrement. D'un cote, celle d'un terril : colline noire, née de l'action de l'homme, symbole d'un passe ouvrier et témoin d'une forme d'abandon qui reprend aujourd'hui une valeur patrimoniale et écologique. De l'autre, celle de la banquise et de ses icebergs : masse blanche, malmenée par l'action de l'homme, symbole d'une Terre en danger et témoin malgré elle d'un réchauffement climatique déjà a l'oeuvre. Ces deux reliefs dialoguent et s'opposent dans mon imaginaire et s'imposent a moi comme le point d'un nouveau diptyque pour le plateau : Charcoal et Oural, deux pièces distinctes qui se créent en résonance l'une de l'autre. Avec Charcoal, je veux mettre la dimension plastique et visuelle a l'honneur et developper un rapport brut a la matière, en travaillant sur l'idée de fragmentation, de transformation et d'anamorphose du corps. La matière va sculpter le corps et lentement le métamorphoser. Je veux jouer avec les contrastes des textures, des couleurs, des lumières, des échelles de grandeur, pour que les jeunes spectateurs aient une grande lisibilité de l'action. Dans le même temps, je souhaite créer des images fortes et abstraites, pour créer des émotions brutes et laisser libre cours a leur imagination. C'est donc une relation très physique a la scénographie que je veux developper avec l'ambition de faire disparaitre le corps, de l'avaler, de l'engloutir pour mieux le faire rejaillir, tel Jonas dans le ventre de la baleine, ou Gaia enfantant les titans et les dieux. Au contact des éléments, la peau du danseur se transforme, se recouvre, se pigmente, se constelle. C'est dans un ballet de mues successives, accompagnée par des jeux de lumière que je vais faire apparaitre tour a tour la laideur et la beauté, l'étrangeté et le naturel, la monstre et l'humain qui sommeillent en nous. Au plus proche des spectateurs, je souhaite jouer de l'organique et du minéral, du blanc et du noir, de l'aérien et du souterrain, du lisse et du rugueux, du visible et de l'invisible... afin d'y déployer un jeu de contrastes tout en délicatesse. » Co productions et résidences : La Passerelle à Rixheim (68), La Minoterie-Dijon (21), le Pôle Nord à Marseille (13), la Friche artistique-studio de la compagnie Pernette (25), le Département et la communauté de communes des 2 Vallées Vertes. Avec le soutien de la DRAC Bourgogne-Franche-Comté (au titre de l'aide à la structuration 2019-2020), la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs et la Ville de Besançon.